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Intermède

27.9.05
En attendant la suite de mes aventures, une page de publicité...

Carnet à Spirale, le blog de mon papa.

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133. Mon père, ce "héro"

22.9.05

Ca va faire maintenant deux semaines que matin et soir, je me rends à la crèche pour conduire et chercher mon petit bout. Le bonheur de partager ce moment avec lui a réussi à surpasser les inconvénients que cela peut occasionner. C’est vrai, chaque jour, je suis obligé de me lever une demi-heure plus tôt, afin d’être prêt à temps pour partir avec lui sur le coup des 7h30. C’est vrai aussi que de se balader dans le froid n’équivaut pas à se retrouver bien au chaud dans une voiture, à l’abri de toute intempérie. C’est vrai enfin que l’on préférerait rentrer directement chez soi après une dure journée de labeur. C’est vrai…

Mais bon, la vie est ainsi faite. On ne peut pas toujours choisir et les responsabilités qu’incombent le rôle de parent sont là pour nous le rappeler. Et puis, que dire de ce magnifique sourire qu’il me lance le soir venu lorsque je viens le retrouver dans son petit monde fait d’autres enfants avec lesquels il passe le plus clair de ses journées. J’ai même surpris une petit fille venir lui faire la bise avant de reprendre le chemin de sa maison. Merveilleux, n’est-ce pas de se rendre compte que votre progéniture a passé un pallier, celui de la sociabilité, de la rencontre de l’autre. Oui, l’adaptation se passe bien et je ne peux que m’en réjouir.

Hier, énième visite chez le médecin pour de nouveaux vaccins. Il n’a pas bronché ou si peu. Il a été pesé : 7 kilos et 200 grammes très précisément. Côté taille, il mesure désormais 64 centimètres, déjà un vrai petit homme. Je regarde les vêtements qu’il portait à la naissance et je me dis que ça ne pouvait pas être lui qui rentrait là-dedans. Pourtant si. Bientôt 5 mois. Le temps passe à une vitesse folle. Les instants défilent devant nos yeux et on a peur d’en manquer un. Il n’y aura qu’un premier sourire, qu’un premier pas… et on voudrait être présent à chacun d’entre eux. Envie d’arrêter les horloges de la vie et de savourer l’instant. Lui avec nous. Nous avec lui.

P.S. Oscar serait déjà une vedette, n'allons pas trop vite en besogne tout de même... Merci en tout cas au papa d'Alice pour cette sympathique petite info...

132. Première semaine de crèche (suite en fin)

16.9.05

La semaine se termine et si les premiers jours furent difficiles et riches en émotion, je commence désormais à m’habituer à cet état de fait. Pour plusieurs raisons. La première est qu’il semble heureux de passer ses journées au milieu d’enfants même si pour l’instant, il a encore un peu tendance à jouer à l’asocial et préfère les bras des deux gentilles dames qui ne cessent de le câliner. Tout ceci commence d’ailleurs m’exaspérer. Sentir l’odeur d’une tierce personne sur la peau de mon enfant c’est comme si j’humais les effluves d’un parfum masculin sur les vêtements de ma femme. A ceci prêt qu’avec Oscar, il n’a aucun compte à me rendre.

La seconde raison est que tout a l’air de bien se passer. Il mange, il dort, il joue et lorsque je le dépose de matin, il ne pleure pas. Il est encore fort petit, je l’admets, pour cautionner la séparation d’avec ses parents mais lorsque je viens le chercher le soir, ce m’amène à la troisième raison, il me fait une de ses fêtes dignes du 21 juillet. Des sourires en veux-tu, en voilà. L’envie que je le prenne dans les bras transperce son visage. Je ne me fais d’ailleurs pas prié longtemps et saute littéralement sur lui une fois la porte de la crèche franchie.

Cette nuit, sa maman fut de garde. Elle était rappelable et cela se produisit. Vers les 4h30, le téléphone sonna. Je me rendis compte qu’elle ne serait pas présente pour les différentes tâches matinales liées au petit. A 6 heures, monsieur se réveilla. Biberon ensuite toilette succincte et habillage. Pourquoi stresser ? Tout s’était finalement bien déroulé. Là, il ne me reste plus qu’à lui enfiler sa petite veste, braver les intempéries et affronter la pluie avec la poussette, pour le déposer chez ses nounous préférées.

Allez, ce week-end, on l’aura pour nous. Ce sera une belle récompense.

131. Première semaine de crèche (1ère partie)

13.9.05

Le cœur serré et la gorge nouée, c’est avec beaucoup de difficulté que nous avons laissé notre petit bout pour sa première journée de crèche. Tout avait commencé sur le coup des 6h15. Le pauvre n’était pas encore réveillé et il fallu donc tout doucement le faire sortir de ses doux rêves pour le faire revenir à la réalité de sa chambre encore toute sombre... On avait tout préparé la veille afin de ne pas être pris au dépourvu. Il ne restait donc plus qu’à l’habiller, lui donner son biberon et l’installer dans son cosi.

7h25, nous voici dans la rue. Les embouteillages ne sont pas encore présent mais mieux ne vaut pas tarder. La crèche n’est pas loin, à peine 2 minutes en voiture, ce qui fait que nous arrivons très vite sur place… trop vite même. La gentille dame nous accueille avec un sourire de circonstance. Elle sait que nous ne nous réjouissons pas de le laisser chez elle. Il est le premier, les autres enfants arriveront plus tard. Directement, il est pris en charge comme un petit prince. Il n’a pas l’air apeuré. Ses parents, nous en l’occurrence, ne sont pas dans le même état. Sa mère donne le change mais moi je préfère me retirer. Je n’ai pas envie qu’il me voit pleurer. Il ne comprendrait pas.

Pourtant, j’ai l’habitude de passer mes journées sans lui. Mais ici, ce n’est pas pareil. Il y a comme un sentiment d’abandon. Je ne peux pas m’occuper de lui alors je demande à quelqu’un de me mâcher le travail. Nous savons pertinemment que ce n’est pas le cas. Mais il est difficile de le concevoir autrement… en tout cas pour l’instant. Il est déjà l’heure pour sa maman de nous quitter. La pauvre a du prendre sur elle pour rester quelques minutes de plus. Elle sera certainement en retard pour son premier jour de reprise. Qu’importe…

A peine mon épouse partie que la gentille dame l’installe sous un portique. Il ne faudra pas 2 secondes pour qu’il mette la machine en route. Toute cette agitation ne semble pas le décontenancer. Il a l’air même plutôt à l’aise et sourit à tout vent. Ca n’en est que d’autant plus dur. Je donne les dernières recommandations, surtout ne rien oublier, car pour moi aussi, il est temps de partir. Je l’embrasse tant que je peux, pas un regard de sa part, il est trop afféré à tenter de saisir le petit jouet sur le portique. Je ne lui en veux pas. Il vaut mieux que cela se passe ainsi. Les retrouvailles n’en seront que plus belles.

Dans la rue, je jette furtivement un regard par la fenêtre. Je vois la gentille dame tout près de lui, en train de lui lancer de jolis sourires. Je suis soulagé. Je suis persuadé que tout va bien se passer.

J’aurai tenu jusque midi pour prendre de ses nouvelles. Mais on me rassura très vite. Il mange et il dort normalement. Il a fait la connaissance des autres enfants. Vivement 17 heures que je le retrouve… (à suivre).

130. Une étape supplémentaire

11.9.05

Ce lundi, nous franchirons un nouveau pallier. Oscar rentrera en crèche pendant que sa maman reprendra le chemin du travail. Un chamboulement que nous devrons apprendre à gérer tous les trois. Oui, plus rien ne sera jamais pareil. Pendant plus de 4 mois, sa maman a été pour lui aux petits soins. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle le nourrissait, le changeait, le dorlotait et le promenait.

Bientôt, notre relation avec lui ne se résumera plus qu’à quelques heures. Lever tôt le matin. Préparation du biberon et du petit sac avec le doudou pour dormir, le tout accompagnée d’une tenue de rechange en cas d’accident. Juste le temps de prendre un petit-déjeuner pas bien consistant - mais après tout qui en a encore le temps à notre époque - et il sera déjà temps de prendre le chemin du départ.

Comme je suis quelqu’un d’organisé, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller reconnaître le parcours vendredi dernier. Par chance, la crèche ne se trouve qu’à quelques centaines de mètres de notre domicile. On a changé d’endroit en dernière minute car nous n’étions pas pleinement satisfait de la dame qui était sensée le garder. Et dieu sait que c’est important la confiance que nous parents mettons entre les mains d’une tierce personne à qui on demande de s’occuper de la prunelle de nos yeux pendant pratiquement 10 heures par jour.

Dans mon "malheur", j’ai de la chance car très vite après sa naissance, j’ai repris le chemin du travail. Je sais qu’il sera bien entouré, je ne me fais pas de souci de ce côté-là. Non, ce que je crains, c’est qu’il ait du mal à s’acclimater à l’endroit, que la coupure entre lui et sa mère se fasse difficilement. Mais c’est un mal pour un bien. Il a besoin de voir autre chose. De communiquer avec d’autres enfants, de se sociabiliser.

Celle que je plains par-dessus tout, c’est sa maman. Elle qui ne peut se résoudre à te quitter plus d’une soirée, elle devra apprendre à se séparer de toi pendant toute une journée, voir même plus, son travail n’aidant pas. Le stresse et la tension sont montés d’un cran depuis une semaine. Ce lundi, sera à coup sûr un changement radical dans nos vies. Pour lui aussi. Chacun va devoir reprendre ses repères, ses marques et ses habitudes. Mais c’est aussi un peu ça la vie… Avancer, encore et encore…

129. Quatre mois !

6.9.05

Je communique, tu communiques, nous communiquons… bébé communique et de quelle manière. Comment ne pas s’émerveiller face à des progrès de cette envergure. L’autre jour, je le regardais nonchalamment, la tête un rien détournée vers le poste de télévision. Je le voyais attraper, manier les objets disposés chirurgicalement sur son tapis de jeu. Il les saisissait, l’un après l’autre, dans un ordre scrupuleusement choisi. Il paraissait déterminé à prendre celui-là et pas un autre. Tout semblait élémentaire. Innée comme s’il avait toujours su se débrouiller ainsi.

C’est drôle comme on peut parfois très rapidement être blasé. Le soleil, le ciel bleu, le bruit du vent, un enfant qui rit. Franchement, est-ce encore perceptible pour nous, pauvres humains atteints de surdité mentale. Pourtant, tendons l’oreille. Ouvrons le yeux juste un instant.

Je suis bluffé à chaque fois que je l’admire ce petit prince. Oui, je l’admire. Il n’y a pas d’autres mots pour exprimer ce que je ressens. Et tant pis si certains viennent à penser que j’exagère. Oui, cet enfant ne cessera jamais de m’étonner.

Un jour, il babille. Un autre jour, il se retourne spontanément sur le ventre. Et ses exercices à lui sont répétés inlassablement, tel un gymnaste qui s’entraîne pour les compétitions importantes. Une fois emmagasiné, il peut passer à autre chose et le même rituel peut reprendre.

Il communique et nous, parents, nous réagissons au quart de tour. Un tunnel sombre, chauffé à bloc. Une voiture qui roule sans en voir le bout. Un enfant qui pleure. Il a sûrement faim. Pourra-t-il patienter jusqu’à notre arrivée. Et tant pis pour les manuels d’éducation. Je détache ma ceinture. Lui prépare son breuvage et le sustente. Il est heureux, cela se voit sur son visage. Je suis heureux, cela se voit sur mon visage.

Aujourd’hui, tu as 4 mois… mon dieu, quatre mois…

128. Première excursion

1.9.05

Que de retard dans nos aventures. Pourtant, je ne manque pas de sujet. Loin s’en faut. Ce mercredi, première excursion avec Oscar dans les Ardennes belges. Enfin lui faire respirer le bon air autre que celui pollué de nos grandes villes. Pour peu, il a dormi pratiquement toute la journée. Enfin presque. Il s’est quand même réveillé pour avaler ses quelques biberons que nous lui avions préparés avec amour… qui plus est en pleine nature tels des Robinson Crusoé que nous étions.

Le seul hic à toute cette magnifique organisation est qu’il les aura bu froid. Enfin, pas si froid que ça puisque l’eau était quand même à température ambiante, environ 30°. Certains me diront, mais pourquoi ne pas avoir été les réchauffer chez un tavernier. A ça, je leur répondrai qu’ils ont raison !!! Mais que mon orgueil de mâle me susurrait à l’oreille de me débrouiller tout seul. Enfin, le principal est qu’il les ait bu après tout… Il n’avait pas l’air de rouspéter en tout cas…

Lors de nos multiples pauses et elle furent nombreuses, il n’est en effet pas aisé de monter des côtes à l’aide d’une poussette de ville, Monsieur Oscar nous gratifia d’un de ses fous rires dont il a le secret. Ca donne un petit aperçu de la voix qu’il entonnera dans quelques mois, voir même quelques années. Sa maman et moi n’en pouvions plus tant il avait un rire communicatif. Et plus, on riait, plus on était écroulé.

Au retour, nous eûmes droit à la place de la radio, à Fréquence Oscar. La journée lui a tellement plu qu’il ne se priva pas pour nous le faire savoir. Nous eûmes droit à une horde de gazouillis. Mon fils chante et mieux que son père à n’en pas douter… La petite canaille n’en finira jamais de nous étonner.

Encore lors de son bain. Il s’est rendu compte qu’il avait la faculté de tourner sa tête à gauche et à droite. Pour se marrer, il a joué au Grand Bleu. Tout en apnée, il a coulé une partie de son visage dans l’eau et en est ressorti indemne. Et ce n’est pas les remontrances de sa mère qui l’ont arrêté puisqu’il réitéra l’expérience plusieurs fois… Encore une belle frousse pour nous, pauvres parents.