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92. Aujourd'hui peut-être... ou alors demain...

30.4.05
On y est arrivé. Après un chemin long de 280 jours, le bébé est arrivé à terme. Ce qui ne veut pas dire qu'il est là. Il en est même encore très loin. Maman a eu pas mal de contractions ces dernières 48 heures, mais rien qui annonçaient un travail (un vrai) imminent. Il ne reste donc plus qu'à prendre notre mal en patience. Les nuits ne sont plus que de longues veillées et les journées sont sans fin. On guette la moindre petite alerte mais pour le moment rien ne vient. Il est bien là où il est et n'a pas encore vraiment l'air de vouloir entreprendre le grand saut. S'il savait pourtant comme on est impatient de le voir...

Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher d'ameuter les parents et les amis. "Ca y est, il va arriver, ce n'est qu’une question d'heures". Sonnez clairons et trompettes, sortez les flûtes à champagne, faites péter les bouchons. Tu parles. Me taire, voilà ce que j'aurais du faire. Du coup, environ deux fois par jour, parents et amis viennent aux nouvelles. Je leur en suis reconnaissant mais qu'est ce que j'ai envie de les envoyer tous paître avec les vaches lorsque je vous leur nom s'afficher sur le portable... Toujours répéter la même litanie: "non, rien n'avance, on en est toujours au point mort".

Je ne devrais pas me plaindre. Il finira bien par arriver de toute façon. D'une manière ou d'une autre. J'ai pris congé vendredi, finalement j'aurais mieux fait de m'abstenir. Sauf que là, je me sens incapable d'y retourner et d'affronter le regard des gens et toujours ces mêmes questions redontantes. J'ai donc décidé que même s'il n'était pas encore là lundi, je débuterais ma semaine de vacances. Et tant pis pour les jours perdus !

Ce carnet ne sera mis à jour que lorsque le petit sera là. D'ici là, croyants et non-croyants, n'hésitez pas à prier ou à penser à nous, pour qu'enfin ce bébé arrive...

91. Peut-être...

29.4.05
18h30

Désolé de vous avoir laissé si longtemps sans nouvelles. Je dois dire que ça n'a pas fort évolué. Elle contracte toujours mais c'est très irrégulier. Ce ne sera donc peut-être pas encore pour ce soir. Encore que l'on ne soit pas maître de dame nature. On a annulé nos plans prévus aujourd'hui. Il est préférable de rester bien au calme à la maison. J'espère que ça va évoluer car je la vois mal rester dans cet état pendant tout le week-end.

Je vous tiens au courant, promis !

9h30

Maman dort, elle se repose. Apparemment, les contactions ont un peu cessé... Le calme avant la tempête ??? Moi, j'attends, comme un bienheureux. Que l'on peut se sentir impuissant pendant ces longs moment...

Ce matin, 5h30

Je n'arrive plus à dormir. Je me lève et me retrouve devant la télé. Elle me rejoint une heure plus tard pour déjeuner (oui, elle n'en a pas perdu l'appétit). Je lui demande quoi faire pour le boulot. "Comme tu veux", me répond-elle. Je prends les devant en décidant de me mettre en congé aujourd'hui. Ma super collègue toujours prête à me remplacer n'y voit aucune objection. Me voilà donc prêt à toute éventualité même si on est loin, très loin même d'un départ pour la maternité...

Cette nuit

Rebelote vers minuit jusque 3h du matin. Mêmes petites douleurs avec cette fois-ci un mal au dos récurrent qui vient s'installer. Je me réveille, j'ai le sommeil agité. Je lui dis dans un demi-sommeil: "si ça continue, je risquerais fort de ne pas terminer ma journée de boulot vendredi". Elle me répond: "oui, c'est bien possible".

21h00, ce jeudi soir

Maman commence à ressentir les premières douleurs. Elles ne sont pas encore de celles qui réussiront à la faire accoucher mais elles sont présentes. Cela a duré une bonne partie de la soirée pour se calmer par la suite. Moi, j'avais du mal à réaliser que peut-être, la mise en route était en train de se faire...

90. Ma valise

28.4.05
Si tout est prêt pour le Jour J ? Je pensais que oui. Jusqu'au moment où je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose: ma valise. Parce que si maman a déjà emballer la sienne depuis belle lurette, papa de son côté n'a pour ainsi dire encore rien fait...

Revue des troupes:

- un appareil photo numérique chargé à bloc
- une farde de cigarette au cas où l'accouchement se déroulerait la nuit (merde, il ne me reste qu'un paquet de clopes !!!)
- un iPod avec 4 gigas de chansons pour que maman puisse se détendre. "Je t'aimmmmmmmmmmmmmmmmmmeuh !!!!"
- Une bouteille de whisky, un litre et demi de coca et un shaker. Faut pas que je rentre sobre dans cette salle d'accouchement...
- Du sparadrap pour m'empêcher de transmettre mon stresse.
- Un sac au cas où je passe ma tête trop près de... (enfin vous voyez ce que je veux dire).
- Du parfum pour les jolies infirmières.
- Du champagne pour Monsieur le gynécologue.
- Mon gsm avec mes 2h de crédit gratuit.
- Des chaussettes rouges et jaunes à petits pois.
- Une bonne dose de courage (il m'en faudra).

Bon, faut que je m'y mette moi...

89. Certes, certes...

Zen, zen,… soyons zen chantait Zazie. Je l'ai promis. A toi et à ta maman. Enfin, en apparence parce qu'en profondeur, c'est autre chose. De tout façon, je me suis fait une raison: tu es bien où tu es et tu ne viendras plus. A ta place, j'en ferais autant. Tu es nourri, logé et blanchi par la patronne. Si tu sors, que d'emmerdes t'attendent. Tandis qu'à l'intérieur, tu es bien calfeutré au chaud, attendant patiemment que ta maman prenne ses repas pour pouvoir après en profiter. C'est service 4 étoiles.

Bien sûr, ça devient un peu exigu à la longue. Mais qu'importe, on tire une bonne fois sur les ligaments de maman et le tour est joué. Sauf que là nous avons décidé comme d'un accord d’exiger de toi une petite contribution. Rien de grave, on pensait juste à te faire payer un loyer pour tout jour supplémentaire que tu passerais au dedans. Oui, parce qu'il faut bien le rentabiliser le bedon de maman. Tu comprends, la date arrivant, en entretien, ça revient cher…

En plus, maman a décidé de se mettre au régime. Juste au cas où, je te signale que le garde manger risque de se vider dans les prochaines heures. Nous, des parents indignes ??? Penses-tu... juste un peu plus fourmi que cigale... et puis, c'est quand même normal d'assurer ses arrières au cas où tu aurais décidé de rester indéfiniment. Bon à enfermer ? Mais dit, ce n'est pas une manière correcte de parler de nous ? Certes, psychologiquement, nous sommes au bout du rouleau. Certes, maman se césariserait bien toute seule. Certes, le chat est déjà passé par la fenêtre (il fallait bien trouver une victime dont personne ne se soucierait si elle venait à disparaître). Mais à part ces menus détails, tout va bien...

Alors, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ???? Pour demain, ok, je sors alors...

88. No comment

27.4.05
Ce matin, le téléphone sonne mais personne à l'autre bout du fil... je dis à ma femme: "ça doit être lui qui nous annonce sa prochaine venue..."

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh !!!!!


Et si c'était moi qui le retenait par mon stresse permanent...???

87. Bébé se porte bien

26.4.05
Un jour de plus est un jour de gagné. Mais malheureusement, toujours rien à l’horizon. Enfin, sauf que ce matin nous nous sommes rendus à la sacro-sainte visite chez le gynécologue accompagnée du monitoring de circonstance. C’est la première fois que j’assiste à ce type d’événement. Oui, j’appelle çà un "événement" car tout ce qui touche à toi en est un à mes yeux. D’ailleurs, je n’ai pas pu m’empêcher d’enregistrer les battements de ton petit cœur sur mon gsm. Je ne pense pas que j’en ferai une sonnerie… quoi que… mais je me verrais bien les repasser en boucle, les soirs, juste avant de m’endormir. Une petite berceuse en quelque sorte.

A peine sorti de là que nous avons fait trois pas pour nous retrouver dans la salle d’attente du médecin qui nous a reçus quelques instants plus tard. Il nous a dès le début senti bien tendu. Enfin, surtout moi… J’ai de plus en plus de mal à cacher ma nervosité, je pense bien avoir réussi à la lui transmettre même s’il ne montra aucun signe d’énervements. Bien entendu, je n’ai pu m’empêcher de lui poser la question qui me trotte en tête depuis maintenant de longues semaines : c’est pour quand ? Il aurait bien voulu nous répondre mais malheureusement nous n’avons rien n’obtenu de lui. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il ne dépassera pas les 41 semaines. Côté poids, tout va bien. Tu as atteint les 3,3 kilos. C’est ce qu’il avait indiqué sur ta feuille de liaison destinée à la salle d’accouchement. Tu pourrais donc désormais arriver…

41 semaines. Cela signifierait que l’on devrait encore patienter 10 jours. Je ne me vois pas tenir jusque là. Ta maman non plus, j’en suis persuadé. Elle trépigne d’impatience tout comme moi d’enfin voir à quoi tu ressembles. Les pronostiques vont bon train dans la famille. Certains parlent du 29. Moi, je pencherais plutôt pour la fin du WE. Je n’ose plus m’aventurer dans les dates car ce serait encore trop espérer et être déçu si ça ne venait pas à se réaliser…

Plus que 4 jours…

86. Toujours rien !

25.4.05
Rien, nada, que dalle... la pleine lune n'a pas joué son rôle comme escompté. D'ailleurs, je ne l'ai même pas vue. A croire qu'elle avait fait exprès de se cacher hier soir. La nuit fut paisible. Tout le monde a bien dormi et ce matin, je me réveille en pleine forme pour une semaine qui je l'espère, s'annonce courte.

Demain, mardi, rendez-vous chez le gynécologue pour ce qui devrait normalement être la dernière consultation. Je dis bien normalement car on ne peut présumer de rien. Nous ne sommes pas à l’abri du post terme tant redouté. J'ai l'impression que plus on souhaite ta présence, plus tu tardes à vouloir montrer le bout de ton nez. Ou alors, c'est que tu ne te sens pas encore prêt. Ca doit être ça, tu ne te sens pas encore prêt.

Quelqu'un me disait qu'une naissance c'est comme attendre un départ en vacances. Sauf que là, on a réservé la date et qu'il ne peut donc y avoir de surprise. Ici, on vous donne une échéance mais elle est approximative. Le travail peut se déclencher plus tôt comme il peut avoir lieu plus tard. On est complètement dépendant des incertitudes de la nature. Nous n'avons pas notre mot à dire, ce serait bien trop facile.

Tu as encore bien bougé ce matin, répondant aux sons de nos voix respectives. C'est une signe que tout va bien et c'est bien là le plus important je pense...

Plus que 5 jours...

85. Et si ce soir...

24.4.05
Trahison, toujours pas de nouvelle de la pleine lune. Enfin, c’est peut-être aussi normal en pleine journée. J’en ai rarement vu une apparaître sauf le jour de l’éclipse totale. Donc, j’attends avec impatience que le soleil se couche pour que tous les deux, nous allions l’admirer dans notre petit jardin et tenter de capter ses rayons salvateurs. Je suis peut-être bête de croire en ces superstitions de grands-mères mais on se raccroche à ce qu’on peut hein, surtout lorsqu’on est impatient comme moi…

Ce midi, on a décidé d’aller se promener dans le quartier. Je n’en avais pas trop envie mais je me suis dis que si ça permettait de voir se déclancher le travail, pourquoi pas. Alors, nous avons pris notre courage à deux mains et nous avons marché pendant pratiquement deux heures complètes, le tout entrecoupé d’un arrêt au glacier. Pas le moindre changement à l’horizon si ce n’est que j’ai l’impression qu’elle est de plus en plus en forme et que ça commence sérieusement à m’énerver.

Et comme elle n’en fait jamais assez, elle a pris le parti de laver les vitres de l’appartement. Du coup, il a fallu se mettre à deux pour ouvrir la porte qui donne sur l’extérieure. Au final, c’est elle qui a puisé dans sa force intérieure et celle du bébé pour arriver à ses fins pendant que moi le père, j’avais abdiqué après 30 secondes. Pas très persévérant, je sais. La voilà donc, acrobate du dimanche, sur son tabouret, le produit dans une main et le papier journal dans l’autre, caressant méticuleusement de sa main ferme les vieux carreaux laissés à l’abandon de la crasse depuis de longues années. Le pire c'est qu'elle fait remarquer par la voisine d'à côté qui a certainement du se demander quelle mouche l'avait piqué... sauf si elle aussi se comportait de manière identique avant un accouchement...

16h20… je me demande bien ce que tu es en train de faire, toi ? Je sens que tu es bien là où tu te trouves en ce moment et que tu n’as pas envie de bouger. Cette une idée ou je me trompe ? En tout cas, aucun signes annonciateurs ne laissent en ce moment présager un accouchement prochain… sauf quelques contractions qui sont apparus depuis maintenant une semaine… Gardons la "foi", tu vas bien finir par arriver !

Plus que 6 jours…

84. Pleine Lune

23.4.05
Madame la Lune, j'ai appris de bonne source que vous serez bien pleine demain... alors, dans votre bonté que je sais immense, pensez à un futur père impatient de rencontrer enfin sa progéniture... Sa maman et moi-même vous en seront éternellement reconnaissant...

83. La dernière... normalement

Une semaine. Plus que 7 jours. Les dernières heures sont vraiment les plus longues. C’est maintenant que l’on se rend compte que les 8 premiers mois ont passé à une vitesse folle. Depuis l’entame de cet ultime baroud d’honneur, j’ai l’impression que l’on fait du surplace. Pourtant, ça avance.

Enfin, nous entamons la 39e semaine de grossesse. Ta maman pète la forme et toi tu parais bien te sentir là où tu te trouves. Quant à moi, mon état de nerfs est indescriptible même si j’essaye tant bien que mal de le dissimuler. En vain. Intérieurement, ça boue. Je suis sur le qui vive. Je n’attends qu’un signe annonciateur d’une bonne nouvelle.

Et si tu tardes à venir, j’essaye de me persuader que sans doute, le moment n’est pas encore opportun. Que tu as encore besoin de grossir. Qu’il te faut être grand et fort pour combattre tous les microbes que tu risques de rencontrer dès ta sortie. Depuis quelques jours, je fonde tous mes espoirs sur dimanche. C’est la pleine lune, j’ai même marqué l'heure exacte : 10h08. Bizarre qu’elle se montre ainsi en matinée…

Néanmoins, j’essaye tant bien que mal de ne pas me bercer de trop d’illusions. Des milliers de femmes accouchent tous les jours sans pour cela que la lune influe sur quoi que ce soit. Mais là je me dis que le terme est proche et que donc tout est possible.

En quittant le boulot vendredi, une collègue m’a ironiquement donné rendez-vous lundi. Je n’avais qu’une envie, celle de l’étrangler pour lui prouver qu’elle avait tort. Un peu rustre comme méthode, je l’avoue.

En tout cas, tu ne pourras pas dire que tu n’as pas été désiré. J’espère ne jamais entendre ce mot sortir de ta bouche. Sinon, je me ferai un plaisir de te faire relire tout ce que j’écrits depuis de nombreux mois. Comme dit le Papa de Lou, le chemin n’est pas encore balisé, il faut lui laisser le temps de trouver sa route. D’accord mais fait vite, car ici on trépigne d’impatience de pouvoir enfin te voir…

Plus que 7 jours

82. De plus en plus proche...

21.4.05
Je vis depuis quelques jours dans une autre dimension. Je n'ai plus conscience du réel, de ce qui m’entoure. Je n'entends plus les gens qui me parlent. Je ne vois plus les passants dans la rue. Je suis seul avec moi-même et avec toi en pensées. Tous les matins, je regarde les dates défilées sur le calendrier. Je décompte les jours, les heures, les minutes, les secondes. Cap Canaveral peut se tenir prêt, le lancement devrait avoir lieu très prochainement.

Avec mes collègues, je suis absent. Mon travail est fait, je m'atèle chaque jour à la tâche, je reste professionnel avant tout. Mais pour ce qui s'agit de communiquer, je ne suis plus joignable. Le répondeur est enclenché et distille toujours le même message. Celui d'un futur père qui ne vit plus que pour une chose: toi, toi et encore toi.

Ma vie s'est arrêtée depuis pratiquement 280 jours. Je me situe entre deux eaux, au carrefour de confluents, de courants ascendant et descendent. Ma barque est stable et devrait tenir jusqu’à ce que je touche terre. Je le vois au loin. Au début, il ne s'agissait encore que d'un petit point. Je m'en rapproche. D’abord une terre, ensuite de la verdure. Un homme me fait signe de sa main. Son visage m'est familier mais j'ai encore du mal à mettre un nom dessus.

Encore quelques coups de rame et je devrais être fixé. Le soleil brille dans le ciel. Le vent est modéré, pas un nuage à l'horizon. Je suis bien, pas détendu, juste bien. J'ai envie de me laisser aller mais il me faut garder le cap. Me fixer sur un objectif. Te rendre heureux comme tu es en train de le faire avec moi.

Plus que 9 jours...

81. La symbolique des dates

20.4.05
On essaye vraiment de se raccrocher à toute forme de superstition. Je m'étais avancé sur le fait que lorsque le nouveau pape serait élu, tu arriverais sans plus attendre. Non pas que je suis emprunt d'une ferveur catholique (loin s'en faut), mais simplement pour le plaisir de lancer un pari avec moi-même. Le hic est que je ne pensais pas que cela se déroulerait sur un laps de temps aussi court. Bref, nous sommes à 10 jours du terme, encore un peu tôt pour que tu puisses arriver.

Ensuite, c'est avec le gynécologue que j'avais misé sur une date. Il m'en avait lancé une au hasard: le 20 avril. Nous sommes le 20. Et pourtant, pas le moindre signe avant-gardiste d'une prochaine naissance.

Le 30 est la date du terme... tu ne devrais donc pas arriver au mois de mai. Sauf si tu dépasses la période des 40 semaines... mais ce sont tes parents qui n'y survivront pas...

Le 20, cela veut dire que normalement, nous ne devrions plus changer de dizaines avant ta venue. Un moyen comme un autre de se dire qu'elle est de plus en plus proche.

Ne pas oublier que ce dimanche 24 avril sera jour de pleine lune. Si pour certains, cette date ne s'apparente à rien, moi, je fonde de grands espoirs en elle. Car ne dit on pas que la lune augmente sensiblement le taux de naissances. Même le docteur nous a expliqué qu'effectivement, il ne s'agissait pas d'une journée comme les autres...

Enfin, ta maman a rêvé que l'on provoquait son accouchement le 28. Ce qui à priori semble trop tôt, pourrait simplement vouloir dire qu'elle donnera naissance à cette date.

Tu vois, tous les signes sont bons pour que l'on s'y intéresse. Mais bien plus qu'un symbole, ils signifient que nous t'attendons toujours, si ce n'est encore plus impatiemment.

Côté santé, tout va bien. Tu pèses pratiquement 3 kilos. Tu grossis toujours autant. Apparemment, le garde-manger de ta mère n'est pas encore vide.

Plus que 10 jours...

80. Futur père en couvade

19.4.05
Je pense que je commence sérieusement à péter un câble. Cette nuit, j’ai rêvé qu’elle me réveillait pour me dire que le moment était venu de partir. A peine, avais-je les yeux ouverts que je me suis retourné vers elle pour m’apercevoir en fait, qu’elle dormait d’un sommeil de plomb. Hier soir, et j’interdits à quiconque d’esquisser une sourire, j’ai contracté. J’ai été sujet à des crampes abominables à l'estomac. Bien entendu, elles sont liées au stresse de ses derniers jours, bien sûr je ne suis qu'un pauvre fou en train mais de somatiser. Mais quand même... Elle, elle se marre en me voyant sur mon lit, agonisant comme un malade imaginaire, me tortiller dans tous les sens. Cela s’appelle une couvade et c’est propre à certains hommes parait-il…

Cette grossesse, je l’ai vécue de bout en bout. Et ce n’est donc pas aujourd’hui que je vais lâcher alors que la ligne d’arrivée est en vue. Mais je sais que je devrais pour mon bien être et celui de ma (future) petite famille décompresser, laisser venir et arrêter de cogiter dans tous les sens sur une date probable d’accouchement. En ce moment, c’est mon sujet de conversation favori. Tous les jours, je lui demande de me procurer une lueur d’espoir. Si elle a contracté. S’il est un peu plus descendu. Un signe que quelque chose est en train de se produire. Au boulot, pareil. Je prends la tête à tout le monde. Mais je suis comme ça. Je vis les choses à fond et je pense que ça ne changera pas au cours des prochaines heures, voir même des prochains jours.

Alors, pour essayer de m’ôter ça de l’esprit, j’ai rangé mes livres de futur papa dans la bibliothèque et j’en ai ressorti un bon roman qui ne me fera pas penser toutes les 5 minutes à ce que je suis en train de vivre. Ce que je croyais… En lisant les premières pages, je me suis rendu compte que le sujet du livre ne me rendrait pas la raison. Il s’agit d’une fille à la recherche de l’identité d’un père qu’elle n’a malheureusement pas connu longtemps. « Bouche cousue » pour qui cela intéresse raconte l’histoire de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterand. Et si en fait, il n’y avait rien à faire… Et si en fait, je devais accepter cet état comme quelque chose de normal…

Plus que 11 jours…

79. Tornade maman ce dimanche !

18.4.05
Une nouvelle semaine commence et j’ai de plus en plus de mal à te quitter au petit matin. Dix fois je rappellerai à ta maman que mon portable est ouvert dans le cas où elle ait besoin de me joindre. Dix fois je lui dirai que mes pensées iront vers eux tout au long des heures passées loin de la maison. Cette attente qui est mienne, qui voit les journées me paraîtrent aussi longue qu’un mois complet. On me dit de ne pas m’en faire, que la nature fera bien les choses, qu’il viendra lorsqu’il l’aura décidé. Entièrement d’accord si ce n’est que moi, je suis impatient et que cette attente me semble désormais interminable.

Durant ces prochains jours, il va falloir jongler avec les arrivants et les partants. Ton parrain retournera d’ici samedi durant deux longs mois dans son pays natal. Il ne peut malheureusement pas modifier ses plans prévus de longue date. Il reste encore une petite chance qu’il puisse te voir avant son départ même si elle reste mince. Quant aux parents de ta maman, eux aussi seront en vadrouille. Ton grand père ne sera de retour que dimanche et ta grand-mère s’absentera vendredi et samedi. Toutes ces personnes ont vraiment mal choisi leur moment. On leur demandait juste d’être présentes durant cette dernière quinzaine. J’enrage !

Ce dimanche, ta maman s’est transformée en fée du logis. La journée entière, ce sont lessives sur lessives qui ont tourné. Elle avait décidé de ranger tous nos vieux vêtements histoire de faire de la place pour que les tiens puissent tenir dans la grande garde robe. Et s’il ne s’agissait que de ça. Elle a encore été plus loin en voulant subitement modifier les places des meubles de notre chambre. Du coup, vers 21h, est apparue une petite contraction. Enfin moi, ça m’a plus fait sourire qu’autre chose. Car je sais que ce type de comportement est celui qu’adopte toutes les femmes enceinte en fin de grossesse… quelques jours avant s’accoucher… Que du bonus donc !

Plus que 12 jours…

78. Une soirée pour monter la table à langer

17.4.05
Enième déplacement jusqu'au magasin qui abrite ta liste de naissance. Le temps de compulser ce qui a été pris et ce qui reste encore à prendre. Nous décidons d'emporter la table à langer offerte par ton grand oncle et ta grande tante. Au passage, j'en profite pour t'offrir une ixième peluche en forme d'ours gris à rajouter aux autres qui commencent déjà à avoir du mal à trouver place dans ta chambre.

Après un petit passage chez des amis pour y admirer leur petite puce née il y a une semaine, retour à la maison et montage de la fameuse table à langer. Tout d'abord, merci aux concepteurs qui n'ont pas pensé qu'il fallait être deux pour l'assemblage. La preuve étant que dans la notice explicative, on s'adresse à la personne comme si elle était la seule à accomplir la démarche. J'ai tenté l'expérience et franchement, j'ai du rapidement me raviser et appeler ta maman à la rescousse.

Il nous aura fallu deux bonnes heures pour la monter complètement. Tout ça, parce que Pericles, les heureux designers, avaient sadiquement décider de compliquer la tâche en offrant un mode d'emploi succin et loin d'être clair aux profanes que nous sommes. Après quelques cris de désespoir et des crampes d'estomac infligées par le repas du soir (je m'étais resservi deux fois), voilà enfin la table sur ses quatres pieds, prête à l'emploi. Oui mais, encore fallait-il réussir à la caser dans la salle de bain. C'est chose faite. Certes, elle prend un peu de place mais elle nous sera bien utile pour te sécher lorsque tu sortiras de ton bain. Ah oui, la petite baignoire, ne pas oublier d'aller la chercher...

Plus que 13 jours...

77. Tu peux arriver à tout moment...

16.4.05
38 semaines aujourd’hui. Tu peux arriver à tout moment. Je m’impatiente. Je suis sur les nerfs car je n’en peux plus d’attendre. Pourtant, seul toi décideras quand le bon moment sera venu. Oui, cette date que je ne connais pas m’obsède. La nuit, je ne dors plus et le jour, je ne pense qu’à ça. Mes collègues n’entendent parler que de ça. Ma vie est réglée comme du papier à musique autour de cette naissance. Je ne respire que pour toi et même si certains me répètent sans cesse de laisser couler, de rester zen, je préfère n'en faire qu’à ma tête.

Ta chambre est enfin prête. Il ne manque plus qu’une chose : toi. Tu verras, tu t’y sentiras comme un coq en pâte. Tes parents se sont débrouillés comme des chefs. Enfin, surtout grâce à l’aide de toute la famille autour sans qui, rien n’aurait été possible. Il n’y a pas plus gauche que ton père. La valise aussi est quasi terminée. Mais connaissant les femmes, ta maman attendra jusqu’au dernier moment pour définitivement la boucler. Il restera toujours une crème ou deux à rajouter au dernier moment. Parfois, on se demande si elle a conscience du peu de temps qui leur sera impartie pour s’occuper d’elle…

Maman a passé la semaine dernière une pelvimétrie. Il s’agit d’un examen permettant d’apprécier la largeur du bassin. S’il s’avère trop petit, il faudrait procéder à une césarienne. Le médecin lui a communiqué les résultats lors de la dernière consultation. Tout est normal. Elle pourra souffrir comme des millions d’autres femmes. Elle avait l’air ravie. Quant à toi, tu a encore pris 200 gr. Lors de sa prochaine vite, tu devrais normalement avoir atteint les 3 kilos.

Ces dernières heures, quelques contractions ont fait leur apparition. C’est le début. Et même si elles ne sont pas encore importantes ni régulières. Mais elles ont le mérite d’être présentes et il est important de tenir tout ça à l’oeil. Depuis aujourd’hui, ça s’est calmé. Mais je suis persuadé qu’elles reprendront de plus bel d’ici quelques jours, voir même quelques heures… C’est toi qui décide…

Plus que 14 jours…

76. Il descend...

13.4.05
Visite chez le gynécologue et premier monitoring. Petites contractions à l'horizon. Oh, rien encore d'important mais elles ont déjà le mérité d'être présentes. Le médecin voulait donc vérifier ça de ses propres yeux. Je vous épargne les détails qui resteront d'ordre privé mais apparemment selon lui, tu aurais amorcé la descente. Evidemment, il subsiste encore quelques volées d'escaliers. Je le regardais poser son échographe sur le ventre de ta maman, mesurer ton périmètre cranien, prendre les battements de ton coeur, etc... Je t'imagine commencer à faire tes paquetages comme si tu partais en voyage. Ranger la pièce que tu as occupé pendant de longs mois. Passer un dernier petit coup de serpillère pour que tout reste propre dans le cas où de futurs arrivants décident de s'y installer.

C'est drôle, c'est la première fois que j'aborde la possiblité que nous ayons plusieurs enfants. Actuellement, ce n'est pas trop mon souhait. Je me vois mal pouvoir donner autant d'amour à deux êtres. Je suis exclusif, pas égoïste... exclusif. Je me vois mal arriver à couper mon coeur en deux. Enfin, c'est la sensation du moment. On évolue tellement vite. Peut-être que cette prochaine naissance va modifier mon point de vue sur la question. On verra. Laissons déjà le premier arriver...

Au boulot, je n'arrête pas de parler de toi. Ils me prennent vraiment pour un papa gâteau/névrosé qui n'a qu'un seul sujet de conversation à la bouche. Ils ont raison. Je me lève en pensant à toi. Je vis en pensant à toi. Je n'arrive plus à me concentrer. Je suis on ne peut plus nerveux, irritable, à fleur de peau... tout le contraire de ce à quoi je devrais ressembler. Zen, zen, zen... plus facile à dire qu'à faire... Heureusement, il me reste encore du temps pour me préparer.

Plus que 17 jours...

75. Repérage

12.4.05
Je me suis rendu hier en repérage dans la clinique où tu verras le monde dans une poignée de jours (j’aime rester optimiste). Enfin plus précisément, je rendais visite à un couple d’amis et à leur progéniture et j’en ai profité pour faire un état des lieux. L’endroit, je le connais puisque j’y ai travaillé durant cinq longues années. La maternité un peu moins même si j’ai eu l’occasion de m’y rendre quelque fois et pour la naissance de ton petit cousin dernièrement.

J’ai ainsi déjà choisi ta chambre. Je sais, ce n’est pas un hôtel dans lequel on se réserve une suite royale mais autant mettre toutes les chances de son côté, histoire que toi et maman vous sentiez le plus à l’aise possible. J’ai mémorisé le numéro, il ne me suffira plus qu'à le donner aux infirmières lorsqu'elles choisiront où vous installer. La pièce est spacieuse, on y respire (ce qui est rare pour une chambre de maternité) et le plus important, elle se situe au bout d’un couloir, donc bien à l’écart du bruit. Il ne me reste donc plus qu’à croiser les doigts pour qu’elle soir libre le jour j.

Cette sensation que je vivrais des moments identiques dans quelques temps m’a retourné. Je me voyais à la place du père, accueillir les invités, leur servir une petite coupe de champagne pour fêter dignement l’événement, leur présenter mon fils sous toutes ses coutures, l’encenser, leur parler de lui comme s’il s’agissait de la 8ème merveille, leur dire 1.000 fois qu’il est le plus beau bébé du monde, etc. J’ai du mal à réaliser que ce n’est plus qu’une question de jours. Que dans peu de temps, tu seras là et que nous aussi, ta maman et moi, nous vivrons cet instant magique qu’est une naissance.

Je décompte les jours. Je regarde ta chambre qui maintenant terminée n’attend plus que ta venue. Il fait encore si calme dans la maison. Bientôt, les pleurs et les rires viendront l’envahir d’une magnifique symphonie. Maman me dit déjà que tu es en train de pousser sur son bassin. Cela veut dire que tu penses tout doucement à te mettre en route. Ce sont les premiers signes. L’étape suivante, c’est quand elle se déplacera comme un canard (ce n’est pas moi qui le dit). Ensuite, ensuite…

Plus que 18 jours…

74. Courses entre mère et fille

10.4.05
Liste de naissance explosée. Tout est pratiquement parti. C’est ce qui se passe lorsque une mère et sa fille décident d’aller faire les courses ensemble. Je pense que là on est paré. Il ne manque pratiquement rien si ce n’est une petite baignoire pour faire trempette le soir. La poussette est désormais en ordre de fonctionnement. On a l’armature, l’habillage pluie, la nacelle et le maxi-cosi. J’en connais un qui va faire de longues promenades en compagnie de sa maman préférée pendant que le pauvre papa pleurera de chagrin sur la chaise de son bureau. Pourtant, il faudra également qu’il apprenne à l’utiliser la poussette du 3e millénaire s’il veut pouvoir venir te chercher tous les soirs après ta crèche. Oui, comme je ne me suis toujours pas décidé à passer le permis, c’est à pieds qu’il me faudra accomplir cette noble tâche.

Donc, ta maman et ta grand-mère (tiens, il faudrait qu’on lui trouve un petit nom à celle-là) ont été dévalisé le magasin qui abrite ta liste de naissance. Tout y est passé. De la nacelle au stérilisateur de biberons à la couverture en polar et autre baby phone. Elles ont également ramené l’un ou l’autre vêtement qui complètent la collection déjà commencée quelques semaines plus tôt. De son côté, Papa s’est enquéri de peindre la petite commode de ta chambre à coucher. Certains vont rire mais ce fut une première pour lui. Jamais encore je n’avais tenu un pinceau si ce n’est en classe de maternelle. Et je dois dire que le résultat ne me déplait pas trop. En tout cas, maman avait l’air satisfaite…

Il ne reste plus donc qu’à finaliser certaines choses afin que la petite pièce calfeutré près du petit nid douillet de tes parents puisse enfin t’accueillir le moment voulu. Ranger tous les vêtements, accrocher les tentures, acheter des ampoules moins fortes pour créer une petite ambiance cosy et le tour sera joué. Tout ceci devrait être terminé avant la fin de la semaine. Maman étant en congés, je pense qu’elle devrait s’en occuper au mieux. Les journées me paraissent bien longues loin de toi. Je ne le dirai pas assez mais il me tarde d’enfin te serrer (pas trop fort) dans mes bras…

Plus que 20 jours…

73. Le décompte se poursuit

6.4.05
Plus que 24 jours… Je ne dis rien mais je n’en pense pas moins. Oui, je commence à ressentir les premiers symptômes de stresse prenatal. Lors de la dernière consultation, j’ai pu une dernière fois l’admirer sur l’écran. Oui, pour moi, ce fut l’ultime représentation. Pour ta maman, c’est une autre affaire. Elle aura encore l’occasion de prendre de tes nouvelles vu que le médecin lui a fixé deux rendez-vous par semaine. Une consultation et un monitoring. Je ne pourrai malheureusement pas y assister. Ce sera le midi et je me vois mal laisser ma place vacante pendant plusieurs heures. Il paraît que cela dure pratiquement ¾ d’heure. Ce sera la première fois que je ne l’accompagnerai pas. En d’autres temps, je ne l’aurais pas accepté. Ici, je n’ai pas vraiment le choix. Je suis sujet aux impondérables et ceux-ci se nomment boulot. Donc, c’est de ma chaise de bureau que je rongerai mon frein. Je scruterai l’écran de mon portable, attendant impatiemment qu’elle me donne de vos nouvelles.


bébé à 25 semaines...
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Dans quelques jours, un couple d’amis passera du rêve à la réalité. Eu aussi deviendront parent. Je les envie. Je suis jaloux mais je sais que notre tour viendra bientôt. Le plus dur dans tout ça est qu’on ne peut pas mettre de date. On attend. On espère. On rêve de toi. On se demande encore à quoi tu ressembleras malgré les dizaines d’échographies qui trônent dans le salon. Aura-t-il mon nez ? Aura-t-il tes yeux ? Selon ta maman, tu seras mon portrait craché. J’espère néanmoins que tu n’hériteras pas de mes oreilles. Disons que celles-ci ne m’ont pas toujours apporté que du bonheur. La moquerie des autres enfants m’a énormément blessé et je ne voudrais pas que cela puisse t’arriver. Je parle, je parle mais si ça tombe, c’est plus à ta maman que l’on te comparera. De toute manière, des deux tu seras composé. Et là est le plus important à nos yeux.

J’ai lancé un pari avec le gynécologue. Je souhaitais absolument qu’ils nous donnent une date d’accouchement. Sachant pertinemment qu’il lui était impossible d’adhérer à notre caprice de futurs parents, il m’en a lancé une dans le vide. Ce sera le 20 ! Chiche, je lui ai répondu et une bouteille de champagne en sus si vous avez vu juste, ai-je surenchéri. Je ne sais pas s’il m’a pris au mot. Par contre, ai-je ajouté, s’il se trompe, il ne percevra aucun honoraires. Là, heureusement, c’est de rire qu’il a éclaté et non de colère…

2,6 kilos… on y presque… on t’aime déjà tellement…