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61. Du recul

31.1.05
Envie de prendre mes distances face à ce blog... à force de trop partager, la vie que l'on voudrait privée se veut tout public... Et ça, je ne le souhaite pas... Je suis peut-être aller trop loin... j'aurais peut-être du être plus égoïste et vivre cette aventure en famille et avec mes proches... ne pas impliquer tout un chacun...

Une réflexion s'impose...

A bientôt

60. S.O.S d’un Papa en détresse

28.1.05
Là je suis frustré. Moi qui croyais que l’haptonomie me permettrait de mieux rentrer en contact avec toi, je pense avoir été bien floué. Depuis que j’emplois la méthode dictée par B., tu fais l’indifférent. Comme si je n’existais pas ou si peu. Je te rappelle quand même que la petite graine, c’est moi qui l’ai mise… Maman elle garde tes faveurs. Elle pose à peine sa main et hop, tu lui fais un petit coucou. Moi, ça peut durer 5, 10 voir même 15 minutes sans que rien ne se passe. Le silence complet. "Allo Houston, nous avons un problème !" Et je retire à peine un doigt que toi tu refais surface. Maintenant, si tu as quelque chose à me reprocher, il faut mieux en parler. Les problèmes se règlent plus facilement de cette façon. Mais d’un côté, je me dis que si problème il y a déjà, je nous promets bien du plaisir pour les années à venir.

Tu n’as pourtant pas à te plaindre. Bon d’accord, Maman n’a peut-être pas trop l’occasion de se voir prodiguer des massages. Oui mais mon dos… tu y penses à mon pauvre dos. Bon, il ne s’agit pas d’une excuse potable mais dis moi alors ce qui te tracasses. Tu n’es pas nourri à ta faim ? Pourtant, chaque soir, Maman reçoit le complet vitaminé de rigueur : viande, légumes, féculents. Je me coupe en quatre pour lui mitonner des petits plats dignes de lui remplir l’estomac. Il ne faut pas se leurrer, ceux-ci ne rentreront jamais au Guide Michelin mais quoi que certaines personnes puissent en dire, ils restent mangeables. En tout cas, ta maman a l’air d’apprécier. Je sais qu’un bon fast food te ferait plaisir. Mais ce n’est pas moi qui décide. Ce n’est pas ma faute si ta mère préfère la laitue aux frites ketchup...

Il est vrai maintenant aussi que l’on ne passe pas beaucoup de temps ensemble. Peut-être que ça peut t’empêcher en fin de journée de mettre un nom sur celui qui ose t’écraser la tronche en plein sommeil. Moi, je ne demanderais pas mieux pour te porter mais sans les inconvénients, bien entendu. A la limite, je veux bien même me rendre disponible jusqu’à l’accouchement. Mais une fois que les premières contractions arrivent, je te rends à ta mère. Je sais, je suis immonde. A peine compatissant mais après tout, je ne suis qu’un homme. Tu comprendras mieux par la suite.

On discute mais avec tout ça, notre problème n’est pas résolu. Mais je t’en conjure, je t’implore à genoux. Donne un peu plus d’attention à ton vieux père. Je suis au bord de la déprime prénatale. Juste une bulle, rien que ça, je ne demande pas plus. Et si tu as le temps, un coup de pied dans les gencives. Tu peux si tu le souhaites, me refaire le portait. Je n’en t’en tiendrai pas rigueur. Ou un petit saut de carpe. Rien de plus… Là, vite fait…

59. Croire en l'humanité

26.1.05
Je suis heureux. Oui, je peux enfin pleinement exprimer ma satisfaction, ma joie, mon bonheur. Que demander de plus. Une magnifique épouse. Un bébé pour dans quelques mois. Et maintenant un travail, un cadeau tombé du ciel. J’ai une bonne étoile, aujourd’hui j’en suis persuadé. Je ne dirais pas que j’ai une chance de cocu, je n’oserais pas m’aventurer sur ce chemin scabreux, mais c’est clair, Madame la Chance a élu domicile chez moi. Autant dire que je vais tout faire pour la retenir le plus longtemps possible et ne pas la laisser filer de sitôt.

Pourtant, ces dernières journées ont été emprunt de souffrance. De douloureux souvenirs sont remontés à la surface. Un anniversaire. Une commémoration. L’horreur, l’incompréhension, la folie. Que de qualificatifs pour exprimer ce cœur qui fait mal. Des millions de personnes ont perdu la vie par la folie d’un homme et de toute une idéologie. Je me sens concerné parce que durant cette période, des membres de ma famille sont partis un beau matin et ne sont jamais revenus. Des hommes, des femmes, des enfants, des innocents. Tous ont péri en un instant. Parce qu’ils étaient différent. Parce qu’ils étaient les ennemis à abattre. Aujourd’hui, rien n’a changé.

De tels discours refont surface. Des mots que l’on ne devrait plus entendre prononcés se perdent dans les conversations. Des êtres humains sont mis au ban de la société. La réalité est là. Des discriminations existent. Des gens ne peuvent travailler dignement. Des familles ne trouvent pas de logement. Des enfants ne reçoivent une éducation à laquelle ils ont droit. J’ai peur. Parce que tu vas naître dans ce monde fait de dénigrement, de racisme, d’appréhension, de peur tout simplement de celui qui se trouve en face. De par sa couleur de peau. De par sa culture. De par sa religion. De par un handicap. On trouve tellement facilement à redire.

Ta maman et moi mettront tout en oeuvre pour t’élever dans le respect, la tolérance et le non jugement d’autrui. De t’inculquer des valeurs et non de te prodiguer un discours moralisateur dont tu ne retiendrais rien ou pas grand chose. "L’autre" doit être ton ami, ton compagnon de route. Pas celui dont tu dois te méfier. Ne le méprise jamais sous prétexte que tu te sens différent de lui. Il s'agit d'un leurre. Parle-lui. Tente de le comprendre. Associe-le à tes idées. Echange. Ca peut être si beau la vie quand on la partage à plusieurs…

58. Bonne nouvelle !

Papa a trouvé du boulot...

C'est bébé qui va être content...

Et Maman aussi...

57. Haptonomie ou comment exploser son dos

24.1.05
Seconde séance d’haptonomie avec au programme cette fois-ci le bercement. B. notre guide ne nous a non pas appris à utiliser le système de balancier du berceau mais bien une position efficace permettant à la maman et le bébé de se sentir apaisés et relâchés. B. a installé ta maman sur une table d’examen que l’on dirait toute droite sortie d’un épisode de Star Trek sauf que le Docteur Scotty était cette fois-ci en congés. Après l’avoir réglé à bonne hauteur, elle lui demandé de replier les jambes en losange (oui, ça se fait) et a débuté une sorte de mouvement continu de gauche à droite. Maman a eu du mal à se détendre au début. De mon côté, je prenais des notes car quelques minutes plus tard, ce serait à moi de reproduire la même chose. Je vous passe tous les détails secondaires de retournement du bassin. Oui, il paraît que ça fait du bien. Je ne sais pas où mais en tout cas, ta maman a eu l’air d’apprécier.

Puis, ce fut mon tour. Tout s’est bien déroulé jusqu’eu moment où je du me positionner sur la table, les jambes en grand écart, pour atteindre et soutenir ses jambes. Etant souple comme une baleine, il m’a fallu trouver un autre point d’appui qui se révéla par la suite fort inconfortable. Au bout de plusieurs minutes en effet, les premières crampes se firent ressentir. Ce qui n’était certainement pas le but, avouons-le. Ta maman ne pouvait s’empêcher de pouffer. Moi pour masquer ma douleur, je décidai de sortir l’une autre connerie de ma besace. B. m'a paru à cet instant fort interloquée. Je le vis à ses sourcils qui cessaient de se froncer. Mais moi, une fois, lancé, seule l’armée américaine pouvait m’arrêter.

Au moment du terrible retournement du bassin, je cru le lui avoir démonté. Dans ma tête, je m’imaginais intérieurement tous ces os se retourner et le bébé se demander ce qui était en train de lui arriver, voulant fuir au plus vite ce monde si inhospitalier. Mais pourquoi venir le déranger alors qu’il n’avait rien demandé. Tel fut la question que très vite je commençai à me poser. Une fois ma séance de torture terminée, B. demanda à ta maman de se lever progressivement et de ressentir les effets procurés par ce traitement de choc. Je ne pu m’empêcher de relever mes courbatures mais personne n’avait l’ait de vouloir en tenir compte. Ta maman par contre paru ravi et soulagée de ses quelques maux dorsaux.

Mon dos lui ressemblait plus à de la purée mousseline ou à une vilaine blessure ouverte causée par l'explosion d'une bombe au napalm. Et dire qu’il faudra réitérer tous ces mouvements à la maison. Enfin, il parait que ça la soulage. C’est déjà ça de gagné. La prochaine fois, j’essayerai de me procurer une gaine d’haltérophile, je suis persuadé qu’elle pourrait s’avérer très utile. On dit quoi Maman ? Allez, on dit quoi ?

56. A l'entrée du stade

21.1.05
Moins de cent jours avant ta naissance. Quand je pense que tout a commencé il y a de cela pratiquement six mois. Je n’en reviens pas de voir comme le temps passe vite. Tant de moments plus intenses les uns que les autres ont déjà été parcourus. La nouvelle que ta maman t’attendait. L’annonce faite à nos proches de ta venue prochaine. Les premières échographies pendant lesquelles on a enfin pu mettre un visage sur toi. Tes premiers mouvements. Tout ceci n’est pourtant absolument rien à côté de ce qui nous attend dans les prochains mois. On va vite y arriver. C’est sûr. Là, j’ai déjà l’impression de me situer au bout de la grande avenue qui mène tout droit vers l’entrée du stade olympique. Je me trouve en plein marathon avec en point de mire l’arrivée et toi comme plus belle récompense.

Il reste encore tant de choses à faire. Psychologiquement et moralement, sommes prêts à t’accueillir. Depuis longtemps d’ailleurs. Maintenant, pour ce qui est de la maison et de tout l’aménagement qu’il faut y inclure, c’est une autre histoire. Mais je ne peux pas me l’expliquer, je ne m’inquiète pas outre mesure. Je vis le moment présent. Car ceux-ci sont tellement rares. Ils ne se représenteront plus et je veux pouvoir profiter d’eux à 200%. Chaque soir lorsque ta maman franchi le seuil de la porte après une longue journée de travail, je ne manque pas de prendre de tes nouvelles. Je sais, je suis un peu anxieux et c’est peu dire. Mais j’aime savoir si tu t’es bien manifesté au cours de la journée. Ah, ces satanés bouquins. Parfois, je me demande s’ils n’en disent pas trop. On s’inquièterait peut-être moins.

Je vis dans ma bulle où personnes d’autres exceptés toi et ta maman sont autorisés à y pénétrer. Je suis en train de la solidifier en vue du futur. Pas que je voudrais vous exclure de la vie sociale mais il faut bétonner les murs pour éviter que toute tempête ou raz de marée n'essaye de vouloir s’y introduire. Je souhaite le meilleur pour nous trois et que quoi qu’il puisse se passer dans notre vie à chacun, nous n’en oublions jamais que chacun d’entre nous fait partie du même cercle, de la même famille. La famille. Elle est et restera à jamais sacrée à mes yeux. Je ferai tout pour que rien ni personne ne vienne l’ébranler. Je vous protègerai à jamais comme si ma vie en dépendait. Car que serait cette vie sans vous…

Je vous aime, toi et ta maman, du plus profond de mon cœur. Je suis tellement heureux qu’un jour nos routes se soient croisées. C’est le plus beau cadeau que l’existence pouvait me réserver.

Bon week-end à toutes et à tous.

55. Papa a testé... ton futur pédiatre

20.1.05
Papa a testé ton futur pédiatre. Donc il a décidé d’accompagner sa sœur à la visite mensuelle de son petit bout. Ce que tu dois savoir c’est que Monsieur le docteur fut en son temps le médecin qui s’occupa de ton papa. Bon, il n’est plus de première fraîcheur le monsieur mais quand même encore assez apte à exercer sa profession. L’important est d’aimer les enfants, mais aussi d’être attentif à eux et à leurs problèmes. Donc, nous sommes arrivés devant ce charmant immeuble. Nous l’avons pénétré et sommes rentrés dans son cabinet aux couleurs chatoyantes. Du jaune partout. On peut vraiment dire que le soleil brille chez lui.

La consultation se déroule en deux parties comme dans certains concerts. D’abord, c’est au tour du faire valoir de chauffer la salle. En l’occurrence ici, une gentille dame a la tâche de peser et de mesurer bébé. C’est le premier contact avec les parents. Ensuite, c’est au tour de la big star de faire son entrée sur une salve d’applaudissement : les cris de ton cousin. L’entretien ne dure pas plus d’un quart d’heure. Les questions d’usage sont posées : tout va bien, il mange bien, il dort bien, etc....

Une fois le carnet médical rempli, c’est le moment pour le gentil docteur qui devient là un vilain monstre, de sortir ses instruments de torture. Pour mettre à l’aise l’innocente victime, il lance ses plus belles grimaces. A juste titre, puisque dans quelques secondes il prendra sa seringue pour lui injecter le vaccin tant redouté par la maman. La piqûre ne durera qu’un instant. Un petit cri sortira néanmoins de la bouche du cousin mais rien de plus. Il a fait ça comme un chef. Et puis, tel David Copperfield, il disparaît du bureau pour se rendre dans le box d’à côté où l’attend d’autres clients. C’est comme ça qu’il faut les nommer je pense. Et toi, tu te retrouves à devoir le plus rapidement possible rhabiller ton môme et courir vers la secrétaire pour régler la visite et prendre déjà un nouveau rendez-vous.

Au final, le jury dont je suis le seul membre a rendu ses notes :

Accueil (7/10) : directement pris en charge, même pas le temps de s’asseoir, bref pas question de perdre son temps. La consultation demande autant de temps que la confection d’une voiture à la chaîne…

Décoration du cabinet (10/10) : des couleurs adéquates, clairs et voyantes pour que bébé ne soit pas dépaysé. Il peut ainsi se repérer dans les pièces. De plus, il peut profiter des nombreux jouets mis à sa disposition.

Compétences professionnelles (8/10) : malgré l’âge, les compétences sont là. Il a l’air de se tenir au courant et de rester à la page sur les meilleures façons de s’occuper d’un enfant (nourriture, médicament, etc). M^me si je ne suis pas persuadé que ta maman sera toujours d’accord avec lui… de par sa profession.

Sociabilité avec l’enfant (8/10) : excellente. Il est à son écoute, joue avec lui. Il est prévenant et ne détourne jamais le regard de son petit patient.

Appréciation générale (8,25/10) : a toutes les qualités requises pour s’occuper de toi.

Bref, je pense qu’il pourrait faire l’affaire... mais la décision finale reviendra à maman !

54. Dis bébé, pourquoi tu pleures ?

19.1.05
Maman passe difficilement inaperçue. Sa grossesse étant de plus en plus visible, tous les regards se portent désormais sur elle, qu’elle le veuille ou non. Mais le plus flagrant dans tout ça est que malgré l’observation et la vénération que je porte assidûment à son petit ventre, j’arrive encore à être étonné de cette progression fulgurante que tu opères en elle. Difficile de ne pas voir que tu prends de plus en plus de place. Les vêtements qu’elle portait il y a de cela encore quelques mois, même quelques semaines, sont devenus tout d’un coup trop petit pour son plus grand malheur.

Chaque jour qui passe nous apporte son lot de surprise te concernant. Déjà, tu es de plus en plus vigoureux. Les coups que tu portes désormais ne sont plus de simples effleurements. Maintenant, on a droit aux uppercuts et au coup de pied chassé. Pour peu, je te comparerais à Bruce Lee. Ca part dans tous les sens et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Il arrive parfois à maman de se réveiller en plein sommeil. Elle pense elle à des insomnies. Mois je pencherais plus pour toi qui a une envie subite de communiquer à 3h du mat.

Soyons clair. Le jour où tu passeras les portes de ta nouvelle maison, il sera hors de question de sonner le clairon à une heure avancée de la nuit… sauf si c’est pour te nourrir, te langer ou pour un petit câlin. Rectification, je pense que l’on n’aura pas le choix. Dès lors, ils ne nous restent plus qu’à nous atteler à un entraînement de marines. Lever à 5h, coucher à 3h. Je pense d’ailleurs à installer des hauts parleurs dans toute la maison et à engager un aide de camps pour nous soyons prêt le jour-j.

Parce que on a beau lire des livres sur le sujet, c’est sur le tas que tout s’apprendra. Du genre, je me demande comment je réagirai lorsque tu auras décidé de m’uriner dessus. Cela signifie peut-être beaucoup plus pour toi qu’un simple besoin naturel à assouvir. Une façon de dire "Je t’aime" mais sans les mots. Dans ce cas-là, un dictionnaire des paroles (cris) d’enfants vaudrait la peine d’être édité. Qui ne s’est jamais demandé une fois dans sa vie ce que désirais un enfant lorsqu’il pousse le terrible "arheeeuuuuuu aghahahahaha !!!". Ou alors, dresser une liste des différentes teneurs de pleures. Est-ce que un "ouin ouin…" vaut moins qu’un "ouiiiiiiiiiiiiiiiiin ouiiiiiiiiiiiiiiiin !!!". La question a le mérité d’être posé, n’es-ce pas bébé…

53. Humour de gynéco

17.1.05
Vingt-cinq semaines. Nous voici arrivés presque aux deux tiers de la grossesse. Le dernier rendez-vous chez le médecin s’est bien déroulé. Tout se passe pour le mieux. Tant au niveau de maman que du tien. C’est systématique mais à quelques jours d’une nouvelle visite de contrôle, il a toujours un soupçon d’inquiétude qui refait surface. Est-ce que tu vas bien ? Te développes-tu normalement ? Prends-tu assez de poids ? Et puis, il y a ces longues semaines d’attente avant d’à nouveau pouvoir t’apercevoir. Cinq cette fois-ci. Et même si tu bouges de plus en plus régulièrement, te regarder durant de longues secondes est le meilleur remède à cette appréhension.

Il paraît que tu me ressembles de plus en plus. Maman parle du menton et de la bouche. Elle a l’œil Maman car moi sur l’écho, je ne vois strictement rien. Entre nous, j’espère que tu ne récupéreras pas mes oreilles difformes d’éléphant d’Afrique centrale. Elles m’ont joué des tours durant de trop longues années, poussant certains enfants jusqu’à la moquerie sauvage. Pour le reste, prend et sers toi, ce qui est à moi est à toi…



Le gynéco nous a demandé si le sexe nous avait déjà été divulgué. Et sans attendre notre réponse, il a ajouté "en tout cas, il s’agit d’une très belle petite fille". Mon cœur a failli chavirer. Maman a failli tomber de la table d’examen et lui de son côté, il a bien rigolé. En un instant, je me suis imaginé te passant des petites robes. Heureusement, il nous a rassuré en nous montrant la preuve par l’image que tu étais bien un petit garçon. C’est certain, désormais, il n’y a plus de doute…

Et puis, dans un élan de crainte qui me caractérise (trop inquiet papa qu’il est), je lui demandé s’il serait bien présent pour l’accouchement. Il m’a répondu très caustiquement que malheureusement, il allait bientôt partir en mission pour une période de 6 mois. Je l’ai pris au mot l’espace de quelques secondes. Il a ensuite rectifié (heureusement) en nous annonçant qu’il prenait des congés à carnaval. Nous lui avons signifié tout aussi ironiquement notre accord. Toutefois, il est inutile qu’il espère prendre un week-end complet de repos au cours du dernier mois… ah non… !!!

52. La magie de l'haptonomie

14.1.05
Première séance d’haptonomie. Après une course folle à travers les rues de Bruxelles pour arriver à l’heure, nous voilà enfin devant le pas de porte de B, notre hôte du jour. B. a été sage-femme en son temps. Aujourd’hui, elle a décidé de s’installer à son compte et d’avoir une approche moins stricte de la préparation à l’accouchement. L’haptonomie pour ceux qui ne connaisse pas est la science de l’affectivité. "Hapto" signifie rentrer en contact. Il s’agit donc d’une manière pour des futurs parents de tenter une approche ultra différente que celles, plus conventionnelle, qui peuvent leur être proposées durant la grossesse. Sans pour autant les renier, bien entendu.

B. nous a donc accueilli dans sa petite pièce cosi située au second étage d’une charmante demeure située à l’écart de la capitale. Une fois installés, maman et moi étions forts impatients d’entamer les débats, le rendez-vous ayant été reporté plusieurs fois. Cela a du s’observer à notre regard puisqu’elle n’a pas perdu une minute pour débuter la session. Elle a installé ta maman dans un petit canapé aménagé pour la circonstance, l’a mise à l’aise et lui a demandé de se détendre. Ce qui n’est pas chose aisée après une grosse journée de boulot. Papa lui s’est positionné de l’autre côté, trépignant de pouvoir enfin lui aussi s’impliquer pleinement et de ressentir ce bonheur ultime de communiquer de façon plus intime avec toi. Un privilège de plus dans cette magnifique aventure.

B. a demandé à ta maman de poser une de ses mains sur la partie gauche de son ventre. Et avec l’aide de sa paume (pas de ses doigts car cela rend le contact plus abrupte), de glisser telle une vague afin que toi de ton côté, tu puisses te rapprocher de cette source de chaleur. Une sorte de jeu entre bébé et parent. Il a fallu quelques minutes pour que relation se fasse. Maman qui de par son boulot dispose d’un esprit plus relationnel, a eu du mal à rentrer dans le jeu. "Vous le sentez là ?", lui demandait régulièrement B. "Oui, je pense", lui répondait ta maman, pas persuadé qu'il s'agissait bien toi et non les gargouillis de son estomac. Heureusement pour elle, l’attente et les doutes n’ont pas perduré et tu es venu te glisser tout contre sa main comme un chiot viendrait se blottir contre le pelage de sa mère. Elle pouvait enfin sourire.

Ce fut enfin le tour de papa. Il avait eu le temps d’observer la scène et sans se vanter, n’eu pas de mal à comprendre du premier coup le mécanisme. Très, vite, tu es venu te coller tout contre lui. Il s’est senti comme transcendé par ce qui était en train de se passer. L’amour peut parfois faire des miracles. La preuve une nouvelle fois en a été démontrée. Une fusion parfaite entre deux âmes. Lesquelles sont animées par un seul sentiment, celui de l’amour. Deux êtres séparés encore mais bientôt réunies. Apprendre à se connaître, à s’effleurer, à s’apprécier, à se sentir, à se ressentir. Une rencontre plus spirituelle. Un moment hors du commun dont il est difficile d’exprimer les sentiments qui en ressort.

Tous ces exercices seront bénéfiques une fois venu le moment de l’accouchement. B. nous l’a bien rappelé. Et bien sûr, ils peuvent être pratiqués à domicile sans le moindre problème. Une expérience que l’on réitérera très bientôt, mais en plus petit comité. Juste nous trois. Rien que nous. Prochaine rencontre programmée dans une dizaine de jours. Cette fois-ci, nous apprendrons à te bercer. Un beau programme en perspective…

51. A quoi sert un mari finalement...

12.1.05
J’ai lu dans un bouquin qu’à partir d’un certain nombre de semaines, il fallait que la maman sente bouger son bébé au moins dix fois par jour. Il ne m’en fallait pas plus pour m’inquiéter et faire subir la rengaine du style : "alors, il a bougé aujourd’hui ?". Donc, le soir, lorsqu’elle rentre, je ne peux m’empêcher de lui poser la question fatidique. Au début, ça l’amusait de voir que cela me préoccupait tant. Mais à la longue, ça a fini par l’irriter, voir même l’agacer. Tant et si bien que je me demande pas si finalement, elle ne me répond pas "oui" pour me faire plaisir. Je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Je suis comme ça. Avec toutes ces émissions qui n’arrêtent pas de montrer des femmes dont la grossesse n’évolue plus. Et elle avec ses histoires de boulot sur des cas d’enfants nés prématurément ou pas du tout, difficile de rester insensible et impassible.

Pire encore, c’est la frustration qui m’envahit depuis un petit temps. Elle couchée sur le canapé me criant lorsque je suis de l’autre côté de la pièce que bébé est en train de bouger. Moi accourant, manquant de trébucher. Juste le temps de poser mes mains que le petit sacripan a déjà déguerpi. Je patiente quelques minutes mais rien n’y fait. A peine ai-je le dos tourné que rebelote, il remet ça. Et me voilà à nouveau mis sur la touche. C’est indéniable. Je ne suis certainement pas le premier ni le dernier à me plaindre, mais je mentirais en affirmant pas que le père est plus spectateur qu’acteur dans cette aventure.

Il observe, oui. Il est là pour répondre aux demandes incessantes de madame, ah oui. Il se coupe en quatre pour la satisfaire au risque de se voir traiter de mari indigne, ah que oui. Mais qu’obtient-il en retour ? Pas grand-chose. A peine un soupçon de reconnaissance. Et encore… "C’est normal, mon chéri, je n’en attendais pas moins de ta part". Ben voyons… Je suis au four et au moulin. Bon, c’est un peu normal aussi. Elle travaillant toute la journée et moi en attente d’un emploi, j’ai bien le temps de m’occuper du ménage. Mais pourquoi diable ne veut-il pas se montrer lorsque je me tiens près de lui. Oui, je sais, je reviens toujours avec la même chose… Allez, bébé, un petit effort, c’est ton papa qui t’implore à genoux… tu ne peux quand même pas lui refuser ça…

50. Le calvaire de la poussette

10.1.05
Acheter une poussette n’est pas une mince affaire. Et quand ta maman a décidé de ne pas y mettre du sien, ça en devient plus un calvaire qu’autre chose. En tout et pour tout, notre périple aura duré 1h30. Vingt minutes pour trouver une vendeuse disponible. Dix minutes pour essayer deux poussettes dans la voiture playmobil de ta maman qui peut à peine accueillir la baguette et les croissants chauds du dimanche. Trente minutes pour qu’elle pèse le pour et le contre. La couleur, ceci. Trois roues ou quatre roues ? Oui, mais initialement, on avait quand même décidé d’acheter celle-ci…

Elle a regardé cet engin comme s’il s’agissait d’une pièce de musée. Horizontalement, verticalement, diagonalement… bref, sous toutes les coutures. J’ai cru même qu’elle finirait pas organiser une enquête de marché auprès des autres clientes du magasin. De mon côté, j’avais besoin de m’aérer l’esprit. La décision, je l’avais prise depuis belle lurette. Et généralement, rien ni personne ne peut réussir à me faire revenir dessus. J’ai eu pitié de la vendeuse. J’aurais été à sa place que ce genre de cliente, je les aurais depuis longtemps bouté hors de mon champ de vision. Elle a eu une patience d’ange et a fait preuve d’une gentillesse déraisonnable.

Je lui aurais bien décerné la médaille de la vendeuse la plus patiente et la plus sympathique du magasin. Et par la même occasion, ta maman aurait reçu une décoration pour la cliente la plus chi… que la terre ait connu. Je fulminais et transpirait comme si je m’étais retrouvé en combinaison de ski dans un sauna.

Et finalement, une fois ses conseillers en poussette consultés, elle a porté son choix sur celle que nous avions choisi au préalable, nonante minutes plus tôt. Il ne restait plus qu’à statuer sur la couleur. Noire ou bleue. Bleue ou noire. J’ai tranché avant qu’elle ne reparte dans un autre de ses délires.

Ensuite, on a parlé accessoires. Habillage pluie, sac pour porter les affaires de bébé,… Trois modèles différents lui on été présentés. Il a fallu un à un les essayer comme une paire de chaussures dans un magasin. Enfin, après moult hésitations, elle a fini par choisir. J’ai cru que jamais on ne ressortirait de là. J’avais la nausée, la tête qui cognait comme un marteau-piqueur et une envie irrésistible d’étrangler quelqu’un. Et dire qu’après, nous nous sommes rendus à un autre endroit pour y choisir ton lit…

49. Un surplus d’émotions

7.1.05
Enième émission sur le suivi de plusieurs grossesses par des caméras de télévision. Je ne m’en lasse pas. Lorsque je vois l’émotion qui se dégage de tous ces pères au moment où la maman donne vie, j’ai du mal à retenir mes larmes. Je ne cesse de penser à l’instant où enfin, nous serons tous les trois réunis. J’ai du mal à considérer l’état dans lequel je me trouverai. Je ne cesse de répéter à ta maman qu’il est fort possible que je m’effondre avant la fin de l’accouchement. Ce n’est pas spécialement que la vue du sang me fasse peur. Non, je pencherais plus vers un raz de marée de sentiments qu’il me sera difficile de contrôler. Rester debout, ne pas flancher… J’appréhende ce jour mais dans le bon sens. Car il restera à mon avis un des plus beaux que j’aurai l’occasion de vivre.

Assurément, la naissance d’un petit bout n’est pas chose commune. On se pose les questions propres à chacun. Aurais-je assez d’amour à lui donner ? Ferais-je bonne figure à ses yeux ? Mais surtout, parviendrais-je à m’en occuper convenablement en adulte et en père responsable. Elles n’en finissent pas de se déverser sur l’amas de bonne conscience que j’entrepose dans un coin de ma tête.

Ta maman et moi arrivons à la croisée des chemins. Bientôt, une autre route s’offrira à nous. Nous l’emprunterons mais cette fois-ci, un compagnon supplémentaire viendra sera rajouter. Ce compagnon, ce sera toi. Je rêve de cet instant. Je me l’imagine déjà. Toi poussant tes premiers cris. L’émotion de ta maman quand on te posera sur elle. La mienne lorsqu’on me demandera de te donner ton premier bain de nouveau né. J’ai encore du mal à exprimer mes sentiments. Les mots me manquent. Je suis totalement décontenancé face à cet inconnu qui nous tend les bras. J’ai même parfois encore du mal à réaliser ce qui m’arrive. Pourtant, lorsque je vois chaque semaine ce ventre qui grossi, je ne peux m’empêcher de t’apercevoir au loin. Ce minuscule point à l’horizon qui ne cesse de se rapprocher de nous. Cette silhouette qui lentement se dessine mais qui au fil du temps devient de plus en plus perceptible.

Je me joue de moi-même en essayant de comprendre ce qui est en train de changer chez moi. J’ai du mal à me reconnaître. Je suis comme un serpent qui mue. J’attends impatiemment de voir à quoi va ressembler cette nouvelle peau. De quoi sera faite mon existence dans quelques mois… Je me l’imagine. Mais je pense que je ne pourrai répondre à cette question qu’une fois le Jour J arrivé. Pas avant…

48. Mais qu'est-ce que tu grandis !

5.1.05
Papa s'est assez bien plaint ces derniers jours. Il a omis de donner de tes nouvelles. Pas bien, Papa. Alors voilà…



Plus les semaines défilent, plus Maman te sent grandir en elle et ce n'est pas peut dire. Chaque jour qui passe est un moment propice pour toi pour prendre encore un peu plus de place. Tu n’arrêtes plus de grandir. D’ailleurs, tu dois être énorme. Pas loin des 30 centimètres. Elle se demande d’ailleurs comme tu fais pour tenir dans un si petit ventre. Moi aussi, je me pose la question… Mais ou cela va donc d’arrêter… surtout que du côté de la charge pondérale, il y a encore une marge considérable avant que n’arrives un poids suffisamment respectable pour pouvoir entrevoir une sortie.



"Heureusement, on arrive bientôt au bout de l'aventure", me disait-elle encore. J'ai préféré de pas abonder dans son sens et lui rappeler quand même que nous n'avions même pas encore atteint le dernier tiers de la grossesse. Elle m'a regardé, penaude et s'en est retournée vaquer à ses occupations. Car en effet, depuis peu, ta maman a décidé d’ouvrir un bureau des plaintes dont elle est l'administratrice, la secrétaire et la trésorière. Et comme je suis un véritable privilégié, chaque matin et chaque soir, j'ai droit aux railleries d'usage:

- J'ai faim (elle est rentrée depuis à peine 10 secondes)
- J'ai un point de côté dans la fesse gauche (oui, elle est très précise pour ça)
- J'ai du mal à me lever (ben oui, vu ce que tu portes c'est normal ma chérie)
- J'ai encore pris du poids (la balance à la longue doit être déréglée)
- J'en ai marre, je suis toujours obligé de dormir du même côté (n’hésite surtout pas à me réveiller pour un peu d’aide…)
- J'en ai ras le bol d'être fatiguée comme ça (et ce n'est pas prêt de s'arrêter mon amour)

Au delà de tout ça, ta maman respire la joie de vivre et laisse transparaître une beauté hors du commun qui ferait regretter à un curé d'avoir décidé de porter la soutane. Elle est belle mais ne le voit pas. Je ne me lasse pas de l'admirer. Je la trouve à croquer avec son petit vendre tout rond. Les vêtements de grossesse lui vont à ravir quoi qu'elle puisse en penser. Et non, elle ne donne pas l'air d'avoir mauvaise mine comme osent affirmer certains. Elle respire simplement le bonheur... et moi ça me rend heureux de la voir dans un tel état...

Tu en as bien de la chance d'avoir une maman pareille...

47. Papa se pose des questions (suite)

4.1.05
Pourquoi grandir ? Pourquoi ne pas redevenir simplement l’enfant que nous étions dans un temps pas si lointain que cela ? Le temps passe affreusement vite. A ce jour, je n’arrive même plus à me remémorer ces instants d’insouciance et de futilité que l’on a la chance de vivre à une époque bien précise de notre existence. Pourquoi nous demander d’être si sérieux alors qu’il serait plus simple de se laisser aller, comme une vague au gré des vents ? Pourquoi finissons-nous toujours par nous fracasser la tête contre les rochers ? Cette réalité qui nous rappelle sans cesse que nous avons des devoirs pour nous-même mais également pour ceux qui nous sont proche. L’enfant ne se souciait gère de toutes ces considérations. Il vivait simplement sans que le moindre doute quand au bien fondement de ses actes ne vienne lui effleurer l’esprit. Il avait cette innocence qui manque affreusement à certaines personnes. A moi en particulier.

La vie devrait ressembler à un tableau magique. Écrire, effacer, écrire, effacer… parce que chaque tableau qui s’efface est une nouvelle étape qui prend forme. Et une fois qu’elle sera usée, il ne restera plus qu’à la ranger. Notre chemin se verra ainsi accompli et plus rien ne pourra venir se mettre en travers de notre route.

Aujourd’hui, j’inscrirai donc sur cette ardoise une phrase : va jusqu'au bout de tes rêves. Un bon génie m’a dit un jour qu’il fallait toujours croire en sa bonne étoile. Ce bon génie, c’était moi. Il est ma conscience éveillée, celle en qui je ne crois plus pour l’instant. Pourtant, que ne donnerais-je pas pour me réveiller un matin sans penser à quoi demain ressemblera. Si seulement, je pouvais actionner ce mécanisme d’effacement. Et remplacer les mots qui ont jadis été placés dessus : Tu n’es qu’un minable. Je me demande bien qui a pu écrire ça ? Moi, certainement…

46. Papa se pose des questions

2.1.05
Ce blog est aussi une manière pour moi de te confier ce que je ne pourrais te dire avant plusieurs semaines. Et quand bien même, serait-il vraiment correcte de ma part de venir t’importuner une fois né avec des problèmes qui ne concernent pas. Donc depuis maintenant pratiquement deux semaines, je suis sans emploi. Je l’ai bien cherché. J’ai tout fait pour que cette tuile me tombe sur la tête tout en sachant que ça pourrait porter préjudice pour la suite de la grossesse de ta maman. Car par ma faute, elle est angoissée, anxieuse et inquiète pour mon avenir mais surtout le nôtre à tous les trois.

Je n’aurais pas pu choisir pire moment pour lui annoncer cette nouvelle. Toute cette aventure n’est déjà pas physiquement et psychologiquement facile à vivre pour elle. Alors, si je viens encore avec des contraintes supplémentaires, on n’est pas prêt à franchir la porte de l’auberge.

Et pourtant… J’ai du mal à croire ce qui m’est passé par la tête. Pas grand chose sûrement, si ce n’est un soupçon d’égoïsme qui fait qu’aujourd’hui, tout le monde s’inquiète pour moi. Toute cette histoire va tellement loin qu’elle a réussi à créer des tensions entre ta maman et moi. Je n’ai pas envie de la perdre, ni encore plus de te perdre toi. Mais paradoxalement, je fais tout pour. Je sais qu’elle m’aime et qu’elle me soutiendra tant qu’elle le pourra mais j’ai bien l’impression qu’un de ces jours, son seuil de tolérance aura atteint la limite.

Ce qu’il me reste à faire ? Trouver un boulot, n’importe lequel. Le problème est que je ne le vois pas de cet œil-là. Je peux difficilement me contenter du minimum même si je sais qu’il faut être lucide. Sans diplôme universitaire, difficile d’atteindre les sommets de l’échelle de la réussite. Parfois, je me dis que j’ai encore en moi cette conscience d’enfant. Je suis insouciant. Je ne me rends pas compte des responsabilités qui bientôt m’incomberont. Trop idéaliste, je crois encore que les rêves se réalisent et que les bons génies les exaucent au moindre de nos appels. Je suis naïf et manque totalement de maturité. Je souhaiterais tellement avoir en moi cette force de caractère que certains de mes proches ont. Devrais-je en faire mon deuil ? Faudrait-il que je passe enfin à autre chose et que je prenne enfin mon rôle d’adulte au sérieux ? Toutes ces questions, je ne cesse de me les poser. Encore et encore…

Rajout

Si certains d'entre vous pensaient que je pouvais être le père idéal, l'homme qui prend ses responsabilités comme un adulte ou le mari tant rêvé par nombre de femmes, je peux leur annoncer qu'ils se sont lourdement trompés. J'ai aussi mes faiblesses, comme chacun. Je suis loin de ressembler à ce quoi je prétends être. Mais j'y travaille assidument... chaque jour... comme tout un chacun. La vie ne sert-elle pas à ça aussi...???